Le MOT du DOYEN

 
                                                         

Ils sont nombreux les bienheureux …

Dans quelques jours, nous allons célébrer la fête de la Toussaint, fête de tous les saints.
Ce à quoi nous sommes tous appelés.
Mais être saints, qu’est-ce que cela veut dire ?
A des enfants réunis pour la catéchèse, un prêtre leur demandait ce qu’était un saint?
Voici la réponse : « c’est comme un vitrail qui laisse passer la lumière, le soleil. Un saint, c’est celui ou celle qui laisse passer la lumière de Dieu. »

« Ils sont nombreux les bienheureux, ceux qui n’ont pas fait pas fait parler d’eux, ceux qui n’ont pas fait d’histoire. »
Je suis sûr que parmi eux, il y a des gens de chez nous, que nous avons connus et aimés.
Et le 2 Novembre, nous vivrons « le jour des morts ». Il s’agit d’une tradition ancienne. C’est le monastère bénédictin de Cluny qui, en 998, instaura ce jour des morts qui se répandit aux autres monastères et ensuite aux paroisses.

Penser et prier pour ceux et celles que nous avons commis et aimés fait partie de la foi. Vivre dans la mémoire de nos disparus c’est un témoignage de foi dans la résurrection et la vie éternelle.
Faire visite au cimetière, fleurir les tombes, prier, c’est un signe de respect de nos défunts et nous souvenir des êtres chers.

Nos chers défunts ne sont plus assis à notre table, pourtant leur présence habite au milieu de nous, car l’amour est plus fort que la mort !
Méditons ce très beau texte extrait du livre « Saisons » de Charles SINGER, pp. 213-214.


Peuple de la Traversée.

Ils ont achevé leur voyage. Ils ont erré. Ils se sont trompés. Ils ont hésité.
Ils se sont perdus. Ils ont trouvé. Toujours mis en mouvement par l’inlassable élan de bonheur à donner et à recevoir. Sans coup d’éclat.

Ils ont tâtonné en cherchant la lumière. Toujours en quête de soleil que rien ne saurait vaincre. Ils ont accompli leur travail quotidien. Ils ont travaillé à rendre leur terre plus fraternelle. Humblement. Ils ont douté. Ils ont prié.
Ils ont crié leur révolte. Ils ont souffert. Ils ont cherché le visage de Dieu. Ils ont marché, saisis par l’Esprit, ils ont avancé au-delà des faiblesses. Ils ont avancé, le corps et le coeur tendus vers plus loin, comme s’ils voyaient l’invisible, vers la mystérieuse demeure qu’ils espéraient grâce à Jésus de Nazareth. Ils ont achevé leur voyage. Ils ont traversé la terre et le temps. A la suite de Jésus de Nazareth, ils ont accompli leur Pâque, leur passage dans la vie. C’est notre foi.

Ils ont passé dans la vie sans déclin que confusément ils ont recherché à travers les brouillards de l’existence. Comme nous le faisons tous !
Ce sont nos frères et soeurs défunts.
Ils ont disparu du milieu de nous mais ils forment avec nous le même peuple de Pâques traversant la terre à la suite du Christ premier-né d’entre les morts, transformant la terre en beauté avant de passer avec lui dans la Demeure du Père.

 

Jean-Claude Pivetta,
Doyen de Bastogne
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